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	<title>Citoyens Unis pour Ch&#226;tenay-Malabry</title>
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		<title>V&#339;u concernant une structure d'accueil d'urgence pour des jeunes filles et des femmes victimes de violences
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		<dc:date>2005-03-24T15:42:00Z</dc:date>
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&lt;p&gt;Ce voeu entre dans le cadre de la Journ&#233;e des femmes. Nous reprenons ici un voeu que nous avions d&#233;j&#224; propos&#233; au Conseil Municipal le 18 novembre 2003. &lt;br class='autobr' /&gt;
&#171; Au vu de l'actualit&#233; r&#233;cente dans notre ville et ailleurs et des engagements gouvernementaux et minist&#233;riels, nous &#233;mettons le voeu qu'une structure d'accueil d'urgence soit mise en place &#224; Ch&#226;tenay-Malabry. A l'&#233;poque, vous l'aviez refus&#233;, bien que d&#233;j&#224; et malgr&#233; les deux structures existantes pour le d&#233;partement des Hauts-de-Seine et (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://cucm.lautre.net/nos-elus/conseil-municipal/social/" rel="directory"&gt;Social
&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Ce voeu entre dans le cadre de la Journ&#233;e des femmes. Nous reprenons ici un voeu que nous avions d&#233;j&#224; propos&#233; au Conseil Municipal le 18 novembre 2003.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Au vu de l'actualit&#233; r&#233;cente dans notre ville et ailleurs et des engagements gouvernementaux et minist&#233;riels, nous &#233;mettons le voeu qu'une structure d'accueil d'urgence soit mise en place &#224; Ch&#226;tenay-Malabry. A l'&#233;poque, vous l'aviez refus&#233;, bien que d&#233;j&#224; et malgr&#233; les deux structures existantes pour le d&#233;partement des Hauts-de-Seine et malgr&#233; les efforts des assistantes sociales agissant sur Ch&#226;tenay, il &#233;tait difficile de trouver rapidement une place libre tant ces structures &#233;taient engorg&#233;es. Vous aviez argument&#233; que gr&#226;ce &#224; l'application d'une loi prochaine, les solutions conjugales conflictuelles trouveraient une solution. En effet, apr&#232;s jugement, la femme victime resterait dans son logement, dont le mari violent serait &#233;cart&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Parce que vous aviez vraiment cru &#224; cette bonne id&#233;e du gouvernement RAFFARIN, parce sous les coups, une femme se dit &#171; je vais porter plainte et puis apr&#232;s un bon moment, il va peut-&#234;tre y avoir un jugement et peut-&#234;tre la violence de mon mari va &#234;tre reconnue et peut-&#234;tre apr&#232;s sa condamnation, il quittera l'appartement et peut-&#234;tre il me laissera tranquille ainsi que les enfants etc. &#187;, elle a surtout le temps d'y perdre sa vie, comme les six femmes qui meurent chaque mois sous les coups de leur compagnon ou de leur mari. Elle a surtout peur : on estime en effet que seulement une femme sur onze ose aujourd'hui porter plainte, d&#233;marche &#233;minemment courageuse avec de graves cons&#233;quences pour elle et ses enfants.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ainsi, comme en novembre 2003, l'urgence est toujours l&#224; et devient m&#234;me de plus en plus imp&#233;rieuse. Sur les huit derni&#232;res ann&#233;es, mauvais traitements et abandons d'enfants ont presque doubl&#233; selon les statistiques nationales. Comme le rappelaient les spots diffus&#233;s &#224; la t&#233;l&#233;vision lors de la Journ&#233;e des femmes le 8 mars dernier, aujourd'hui en France une femme sur dix est victime de violences conjugales, ce qui veut dire et au-del&#224; de la s&#233;cheresse des chiffres que chacun d'entre nous conna&#238;t une femme battue.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est pourquoi nous r&#233;it&#233;rons notre voeu - et avec insistance face &#224; l'urgence - que soit mis en place &#224; Ch&#226;tenay-Malabry une structure d'h&#233;bergement pour les jeunes filles ou les femmes subissant des violences familiales ou conjugales, &#224; l'&#233;cart de la cit&#233; et o&#249; elles puissent se r&#233;fugier en urgence sans avoir de compte &#224; rendre &#224; personne. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Monsieur Georges SIFFREDI, Maire de Ch&#226;tenay-Malabry, D&#233;put&#233; des Hauts-de-Seine :&lt;/strong&gt;Je vais donc vous r&#233;pondre. Le sujet &#233;tant s&#233;rieux, je ne voudrais pas pol&#233;miquer d&#232;s le d&#233;part mais simplement rectifier une petite erreur. Vous nous avez bien d&#233;pos&#233; d&#233;j&#224; une fois ce voeu mais il s'agissait de la s&#233;ance du Conseil Municipal du l8 d&#233;cembre : nous n'avons jamais si&#233;g&#233; le l8 novembre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette pr&#233;cision &#233;tant apport&#233;e, nous vous avions alors expliqu&#233; pourquoi celui-ci ne correspondait pas &#224; l'int&#233;r&#234;t r&#233;el des femmes victimes de violences conjugales. Ce que nous avions dit alors reste toujours vrai et je vais donc vous faire la m&#234;me r&#233;ponse mais juste un peu r&#233;actualis&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Le 26 novembre 2003, nous avons inaugur&#233; la Maison de la justice et du droit de Ch&#226;tenay&#172;Malabry, la premi&#232;re de notre d&#233;partement. La cr&#233;ation de cet &#233;tablissement s'inscrit dans le droit fil des actions que nous menons depuis bient&#244;t dix ans mon &#233;quipe municipale et moi-m&#234;me afin d'apporter une meilleure qualit&#233; de vie, une meilleure s&#233;curit&#233; &#224; nos concitoyens. C'est pour cela aussi que nous avons sign&#233; avec l'Etat notre Contrat de Ville en octobre 2000, notre contrat local de s&#233;curit&#233; en novembre de la m&#234;me ann&#233;e et ouvert notre point d'acc&#232;s au droit en novembre 2001.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comme vous le savez, nous n'avons pas attendu la m&#233;diatisation des violences conjugales pour prendre la mesure du ph&#233;nom&#232;ne. C'est vrai d'ailleurs dans bien des domaines et notamment en mati&#232;re de pr&#233;vention et de s&#233;curit&#233;. Nous savons aussi d'exp&#233;rience que ces violences conjugales s'exercent non seulement par des hommes sur des femmes mais aussi par des femmes sur des hommes, des parents sur des enfants voire m&#234;me des enfants sur des adultes ou sur leurs parents. La violence peut, h&#233;las, se manifester n'importe o&#249; et nous &lt;br class='autobr' /&gt;
devons donc la pr&#233;venir quand cela est possible, la punir quand il le faut.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; L' aide aux victimes est, &#233;videmment, un des axes privil&#233;gi&#233;s de l' action que nous conduisons contre ces violences et c'est bien dans ce cadre que doit s'inscrire l'action en faveur des femmes battues. En ce qui concerne les violences conjugales, qui font l' objet de votre voeu, nous constatons qu'en dehors de l'&#233;coute par des sp&#233;cialistes, juristes ou psychologues, les femmes recherchent avant tout un appui mat&#233;riel, un soutien financier et une aide dans les d&#233;marches &#224; effectuer .&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est pour cela que nous avons mis en place l'&#233;quipe de m&#233;diatrices culturelles de la Passerelle, qui accueille en majorit&#233; des femmes et des jeunes filles venant pour la plupart pour des probl&#232;mes sociaux li&#233;s &#224; la sexualit&#233;, au logement ou &#224; l'emploi. C'est aussi pour cela que nous avons pass&#233; une convention avec le Centre d'information sur le droit des femmes et de la famille de Boulogne&#172;Billancourt, qui intervient dans le cadre de la Maison de la justice et du droit mais &#233;galement de la Passerelle. De plus, dans notre centre municipal de sant&#233;, une conseill&#232;re conjugale et familiale du planning familial assure des consultations anonymes et gratuites en partenariat avec les actions sociales du D&#233;partement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au point de vue h&#233;bergement et afin de proposer aux victimes un &#233;loignement salutaire, nous pouvons faire appel au foyer des jeunes filles de Versailles et en cas de besoin, nous disposons de certains de nos logements-passerelles, qui sont au nombre de neuf. Nous collaborons &#233;galement &#233;troitement avec la circonscription d'action sociale, qui assure des prises en charge hebdomadaires et nous permet de diriger si n&#233;cessaire les victimes sur le centre de Flora Tristan de Ch&#226;tillon ou dans le cadre de proc&#233;dures plus lourdes, les centres de Nanterre ou de Gennevilliers.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Force est toutefois de constater que selon ces professionnels comp&#233;tents et d&#233;vou&#233;s, plus de 80 % des femmes battues ne donnent pas suite aux propositions d'h&#233;bergement qui leur sont faites. Elles pr&#233;f&#232;rent - et de loin - les solutions familiales ou amicales qu' elles ont elles-m&#234;mes choisies. Ce qu' elles souhaitent, c ' est que la s&#233;paration ne se fasse pas &#224; leur d&#233;triment car en g&#233;n&#233;ral, non seulement elles sont victimes de violence mais encore elles se voient, en fuyant, priv&#233;es de domicile. Ce qu'elles veulent.- et ce n'est que justice - c'est conserver leur domicile pour elles-&#172;m&#234;mes et pour permettre &#224; leurs enfants de poursuivre leur scolarit&#233; dans les meilleures conditions. C' est le fautif qui doit &#234;tre expuls&#233;, c' est le pers&#233;cuteur qui doit &#234;tre puni, pas les victimes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Permettez-moi d'ajouter que ce pr&#233;occupant probl&#232;me de violences conjugales ne constitue pas un ph&#233;nom&#232;ne r&#233;cent. D&#233;j&#224; en 1999, le Secr&#233;taire d'Etat aux droits des femmes avait fait r&#233;aliser une enqu&#234;te montrant que les violences conjugales concernaient une femme sur dix et qu' elles relevaient de toutes les classes sociales. D&#233;j&#224; en f&#233;vrier 2001, le Professeur Roger HENRlON avait remis un rapport au Ministre de la Sant&#233; Monsieur Bernard KOUCHNER et qui indiquait notamment que sur 652 femmes victimes d'homicides entre 1990 et 1999 dans Paris et sa proche banlieue, la moiti&#233; avaient &#233;t&#233; tu&#233;es par leurs maris ou leurs compagnons : un chiffre terrifiant. Pourtant, le gouvernement socialiste de l'&#233;poque n' avait rien fait.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une fois de plus, c'est le gouvernement de Monsieur Jean-Pierre RAFFARIN qui s'est attaqu&#233; au probl&#232;me. Ainsi, la loi du 26 mai 2004 sur le divorce a pr&#233;vu de nouvelles dispositions pour mieux prot&#233;ger les victimes et r&#233;pondre aux situations d'urgence. Vous dites qu'il y a urgence &#224; agir : oui il y a urgence mais pas &#224; agir n'importe comment. Ce que vous proposez, c'est la double peine : la femme battue est, en plus, chass&#233;e de chez elle. Nous refusons de cautionner un tel scandale. L'urgence, c'est l'&#233;viction du conjoint ou du compagnon violent, c'est le maintien de la victime dans son foyer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est pourquoi Madame Nicole AMELINE, Ministre de la Parit&#233; et de l'Egalit&#233; Professionnelle, en a fait l'une de ses principales mesures du plan lanc&#233; en novembre 2004 et visant &#224; accompagner les femmes victimes de violences. Comme l'a soulign&#233; le Ministre, l'objectif est de montrer aux victimes que de l'appel de d&#233;tresse au retour &#224; l'autonomie, la soci&#233;t&#233; est l&#224;, bien &#224; leurs c&#244;t&#233;s. Parce qu'une telle solution appara&#238;t plus conforme aux attentes des jeunes filles et des femmes victimes de violences, nous ne voterons pas votre voeu. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Je le mets donc aux voix. Qui est contre ? Trente voix contre. Qui est pour ? Huit voix pour.&lt;/i&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;strong&gt;Le voeu est rejet&#233; par la majorit&#233; ; les &#233;lus de l'opposition ont vot&#233; pour&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>Une section d'accueil d'urgence des jeunes filles et femmes victimes de violence &#224; Ch&#226;tenay-Malabry.
</title>
		<link>http://cucm.lautre.net/nos-elus/conseil-municipal/social/article/une-section-d-accueil-d-urgence</link>
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		<dc:date>2003-12-18T15:19:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		



		<description>
&lt;p&gt;Le 25 novembre a &#233;t&#233; proclam&#233; par l'ONU journ&#233;e internationale pour l'&#233;limination de la violence &#224; l'&#233;gard des femmes. Cette date a &#233;t&#233; choisie comme journ&#233;e de la lutte contre la violence en m&#233;moire des 3 soeurs Mirabal, militantes dominicaines, brutalement assassin&#233;es sur les ordres du chef de l'Etat, Rapaha&#235;l Trijillo. Lors du conseil des ministres du 26 novembre dernier, la lutte contre toute forme d'oppression, de violence et de discrimination &#224; l'&#233;gard des femmes a &#233;t&#233; d&#233;clar&#233;e axe (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://cucm.lautre.net/nos-elus/conseil-municipal/social/" rel="directory"&gt;Social
&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le 25 novembre a &#233;t&#233; proclam&#233; par l'ONU journ&#233;e internationale pour l'&#233;limination de la violence &#224; l'&#233;gard des femmes. Cette date a &#233;t&#233; choisie comme journ&#233;e de la lutte contre la violence en m&#233;moire des 3 soeurs Mirabal, militantes dominicaines, brutalement assassin&#233;es sur les ordres du chef de l'Etat, Rapaha&#235;l Trijillo.&lt;br class='manualbr' /&gt;Lors du conseil des ministres du 26 novembre dernier, la lutte contre toute forme d'oppression, de violence et de discrimination &#224; l'&#233;gard des femmes a &#233;t&#233; d&#233;clar&#233;e axe politique prioritaire du Gouvernement. Monsieur Raffarin s'est d&#233;clar&#233; horrifi&#233; des statistiques &#233;tablies sur les violences conjugales.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 31 octobre, un homme ivre a battu sa femme &#224; mort &#224; son domicile des Vaux Germains &#224; Ch&#226;tenay-Malabry ( cf. Le Monde du 1&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;er&lt;/sup&gt; novembre). Le 10 novembre, un collectif d'associations ch&#226;tenaisien (ATTAC, Ras 1 'Front, Ligue des Droits de l 'Homme, Comit&#233; Catholique contre la Faim et pour le D&#233;veloppement, Citoyens Unis pour Ch&#226;tenay-Malabry), avec le soutien de la section locale du PS, des Verts et du PC, organisait une rencontre publique sur le th&#232;me &#171; filles et gar&#231;ons, comment mieux vivre ensemble pour un monde plus solidaire ? &#187;, avec la participation de Safia LEBDI, vice-pr&#233;sidente de l'association &#171; ni putes, ni soumises &#187;. Cette association de jeunes femmes de quartier ayant organis&#233; une marche dans toute la France a acquis une audience nationale. La pertinence et la justesse de ses positions sont reconnues unanimement par les responsables politiques de droite comme de gauche - de Messieurs BORLOO, BAYROU &#224; Monsieur FABIUS &#172;et par des personnalit&#233;s comme Madame PETIT, pr&#233;sidente du tribunal d'instance de Nanterre qui saluait l'action de ces jeunes femmes lors de l'inauguration de la maison de la justice et du droit &#224; Ch&#226;tenay-Malabry. Gr&#226;ce &#224; l'appui des intervenants de Ch&#226;tenay-Malabry et des environs (mais h&#233;las sans celui de l 'IDSU - ses responsables ayant jug&#233; cela sans int&#233;r&#234;t - ), cette rencontre a &#233;t&#233; un r&#233;el succ&#232;s, par la participation de plus de 250 personnes et par des &#233;changes sinc&#232;res, respectueux et porteurs d'espoirs. A cette occasion, Safia LEBDI nous a alert&#233;s sur l'importance de cr&#233;er, &#224; l'ext&#233;rieur de la cit&#233;, des lieux d'h&#233;bergement pour les jeunes filles ou les femmes subissant des violences familiales ou conjugales o&#249; elles puissent se r&#233;fugier en urgence sans avoir de compte &#224; rendre &#224; personne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Deux structures de ce type existent d&#233;j&#224; dans le d&#233;partement des Hauts-de-Seine. Mais, malgr&#233; les efforts des assistantes sociales travaillant sur Ch&#226;tenay-Malabry, il est difficile de trouver une place libre rapidement, tant ces structures sont engorg&#233;es. Le 21 octobre, Monsieur Jean-Louis BORLOO, ministre d&#233;l&#233;gu&#233; &#224; la ville et &#224; la r&#233;novation urbaine, d&#233;clarait lors de la visite pr&#233;sidentielle dans la ville dont il est Maire : &#171; Ce fut d ' abord une union sacr&#233;e des fonctionnaires, de tous les fonctionnaires de tous les services publics ; des &#233;lus, de tous les &#233;lus quelle que soit leur sensibilit&#233; ; la chambre de commerce ; la chambre des m&#233;tiers ; l'h&#244;pital ; les m&#233;decins ; les syndicats ; les associations ; les agriculteurs ; l'universit&#233; ; nos partenaires (Conseil G&#233;n&#233;ral, R&#233;gion et Europe). Les objectifs que nous nous &#233;tions fix&#233;s : aimer et respecter les plus fragiles d'entre nous : 778 lits d'urgences de toute nature et de tous partenaires abritent les plus fragiles d'entre nous, et leur permettent de se consolider, de se r&#233;chauffer, de se reconstruire et de regarder &#224; nouveau l'avenir ; les programmes d'insertion ; les syst&#232;mes d' accueil et d'urgence, notamment des r&#233;sidences sociales en centre ville, dans les plus beaux b&#226;timents des plus beaux quartiers de la ville &#187;. Au vu de l' actualit&#233; r&#233;cente dans notre ville et ailleurs, des engagements gouvernementaux et minist&#233;riels, nous &#233;mettons le voeu qu'une structure d'accueil d'urgence soit mise en place &#224; Ch&#226;tenay-Malabry.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;R&#233;ponse de Monsieur Georges SIFFREDI, Maire de Ch&#226;tenay-Malabry, d&#233;put&#233; des Hauts de Seine :&lt;/strong&gt;Le 26 novembre dernier, nous avons inaugur&#233; la Maison de J&#249;stice et du Droit de Ch&#226;tenay&#172;Malabry , la premi&#232;re du d&#233;partement des Hauts-de-Seine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La cr&#233;ation de cet &#233;tablissement s'inscrit dans le droit fil des actions que nous menons depuis maintenant 8 ans, mon &#233;quipe municipale et moi-m&#234;me, afin d'apporter une meilleure qualit&#233; de vie et une meilleure s&#233;curit&#233; &#224; nos concitoyens. C'est pour cela que nous avons sign&#233; avec l'Etat notre Contrat de Ville en octobre 2000, notre Contrat Local de S&#233;curit&#233; en novembre de la m&#234;me anI1&#233;e et ouvert notre Point d'Acc&#232;s au Droit en f&#233;vrier 2001. .&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comme vous le voyez, nous n' avons pas attendu que des &#233;v&#233;nements d&#233;solants, inexcusables fassent la une de l'actualit&#233;, que ce soit &#224; Vilnius ou &#224; Ch&#226;tenay-Malabry, pour prendre la mesure du ph&#233;nom&#232;ne de la violence. Nous savons aussi d'exp&#233;rience que ces violences s'exercent non seulement par des hommes sur des femmes mais aussi parfois par des femmes sur des hommes, des parents sur des enfants voire m&#234;me l&#224; aussi parfois des enfants sur des adultes ou sur leurs parents. La violence peut h&#233;las se manifester n'importe o&#249; et nous devons donc la pr&#233;venir quand cela est possible, la punir quand il le faut. L' aide aux victimes est &#233;videmment un axe privil&#233;gi&#233; de l' action que nous conduisons contre les violences. Et c'est bien dans ce cadre que doit s'inscrire l'action en faveur des femmes battues.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En ce qui concerne les violences conjugales qui font l'objet de votre voeu, nous constatons qu'en dehors de l'&#233;coute par des sp&#233;cialistes (juristes ou psychologues) les femmes recherchent avant tout un soutien ou un appui mat&#233;riels (aide financi&#232;re, aide dans les d&#233;marches. . .). C'est pour cela que nous avons mis en place une &#233;quipe de 6 m&#233;diatrices culturelles de la Passerelle qui, en majorit&#233;, accueille des femmes et des jeunes filles issues de l' immigration et venant, pour la plupart, pour des probl&#232;mes sociaux li&#233;s &#224; la sexualit&#233;, au logement, &#224; l'emploi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;3 000 personnes sont ainsi re&#231;ues chaque ann&#233;e dans cette structure disponible toute l'ann&#233;e, y compris les week-ends. C'est aussi pour cela que nous avons pass&#233; un conventionnement avec le Centre d'information sur le Droit des Femmes et de la famille de Boulogne-Billancourt, qui intervient dans le cadre de la Maison de Justice et du Droit et de la Passerelle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De plus, dans notre Centre Municipal de Sant&#233;, une conseill&#232;re conjugale et familiale du Planing Familial assure des consultations anonymes et gratuites en partenariat avec les assistantes sociales du D&#233;partement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au point de vue de l 'h&#233;bergement et afin de proposer aux victimes un isolement salutaire, nous pouvons faire appel au foyer de jeunes filles de Versailles et, en cas de besoin urgent, nous disposons de certains de nos logements passerelles, qui sont au nombre de 9 sur la ville. Nous collaborons &#233;galement &#233;troitement avec la circonscription d' action sociale du Conseil G&#233;n&#233;ral, qui assure des prises en charge hebdomadaires et nous permet de diriger, si n&#233;cessaire, les victimes sur le centre Flora TRISTAN de Ch&#226;tillon ou, dans le cadre de proc&#233;dures plus lourdes, sur les centres de Nanterre ou de Gennevilliers.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais force est de constater que, selon ses professionnels comp&#233;tents et d&#233;vou&#233;s, plus de 80 % des femmes battues ne donnent pas suite aux propositions d'h&#233;bergement qui leur sont faites. Elles pr&#233;f&#232;rent, et de loin, les solutions familiales ou amicales qu' elles ont elles-m&#234;mes choisies. Ce qu'elles souhaitent, c'est que la s&#233;paration ne se fasse pas &#224; leur d&#233;triment car, en g&#233;n&#233;ral, non seulement elles sont victimes de violences mais, en outre, elles se voient, en fuyant, priv&#233;es de domicile. Ce qu'elles veulent et ce n'est que justice, c'est conserver leur domicile pour elles-m&#234;mes et pour permettre &#224; leurs enfants de poursuivre, dans les meilleures conditions, leur scolarit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est le fautif qui doit &#234;tre expuls&#233;. C'est le pers&#233;cuteur qui doit &#234;tre puni, pas les victimes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Permettez-moi d'ajouter que ce pr&#233;occupant probl&#232;me de violences conjugales ne constitue pas un ph&#233;nom&#232;ne r&#233;cent. D&#233;j&#224;, en 1999, le secr&#233;taire d'Etat au droit des femmes avait fait r&#233;aliser une enqu&#234;te montrant que les violences conjugales concernaient 1 femme sur 10 et qu' elles relevaient de toutes les classes sociales. D&#233;j&#224;, en f&#233;vrier 2001, le Professeur Roger HENRION avait remis un rapport au Ministre de la sant&#233;, Monsieur Bernard KOUCHNER, qui indiquait, notamment, que sur 652 femmes victimes d'homicides entre 1990 et 1999 dans Paris et sa proche banlieue, la moiti&#233; avait &#233;t&#233; tu&#233;e par leur mari ou leur compagnon. Un chiffre terrifiant et, pourtant, le Gouvernement de l' &#233;poque n' a rien fait.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une fois de plus, c'est le Gouvernement de Monsieur Jean-Pierre RAFFARIN, &#224; qui vous avez rendu hommage, qui s'attaque au probl&#232;me. Ainsi, le projet de loi relatif au divorce qui sera pr&#233;sent&#233; par Monsieur Dominique PERBEN, Garde des Sceaux, Ministre de la justice, et qui sera examin&#233; au S&#233;nat en premi&#232;re lecture avant de venir &#224; l'Assembl&#233;e Nationale les 7 et 8 janvier prochains, pr&#233;voit de nouvelles dispositions afin de mieux prot&#233;ger le conjoint victime et de r&#233;pondre aux situations d'urgence. Ce projet pr&#233;voit la possibilit&#233; pour celui-ci de saisir imm&#233;diatement et rapidement le Juge aux Affaires familiales avant m&#234;me toute proc&#233;dure de divorce afin que ce juge statue sur la r&#233;sidence s&#233;par&#233;e. Le nouvel article 220-1 du code civil que fixe cette loi - qui, j' esp&#232;re, sera vot&#233;e - pr&#233;cisera : &#171; sauf circonstances particuli&#232;res, la jouissance du logement conjugal est attribu&#233;e au conjoint qui n'est pas l'auteur des violences &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Parce qu'une telle solution appara&#238;t plus conforme aux attentes des jeunes filles et femmes victimes de violences, parce que nous avons mis en place &#224; Ch&#226;tenay-Malabry tout un dispositif, tout un maillage d'assistance &#224; ces malheureuses personnes - et notamment, j e l'ai indiqu&#233;, nos logements passerelles -, nous ne voterons pas votre voeu car nous n'avons pas besoin, dans notre ville, pour nos habitants, d'une structure d'accueil d'urgence. Gr&#226;ce &#224; la loi qui sera vot&#233;e, les femmes battues pourront rester chez elles, plut&#244;t qu'elles se trouvent &#224; la rue et celui qui les bat reste bien &#224; l'abri dans son domicile. Voil&#224; ce que je voulais vous r&#233;pondre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je vais d 'abord mettre le voeu aux voix. Qui est contre ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;REJET&#201; PAR LA MAJORIT&#201;&lt;br class='manualbr' /&gt;LES &#201;LUS DE L'OPPOSITION ONT VOT&#201; POUR&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Monsieur Georges SIFFREDI, Maire de Ch&#226;tenay-Malabry, D&#233;put&#233; des Hauts-de-Seine :&lt;/strong&gt;Je voudrais simplement ajouter, concernant ce voeu et un courrier que vous m'avez envoy&#233;, Madame COLOMER, que je trouve quand m&#234;me certaines choses, pour le moins, scandaleuses. D&#233;j&#224;, dans votre voeu - mais c'&#233;tait rapide -, vous avez fait allusion &#224; l'IDSU qui ne s'&#233;tait pas manifest&#233; pour l'organisation que vous aviez mise en place pour accueillir &#171; ni putes, ni soumises &#187;. Et vous me dites, dans un courrier que vous m'avez envoy&#233; que &#171; nous esp&#233;rions qu'une structure comme l'IDSU ; partie prenante du Contrat de Ville, pour ses interventions aupr&#232;s des jeunes, puisse intervenir positivement dans cette r&#233;flexion. Mais la politique politicienne de l'encadrement municipal de l 'IDSU en a d&#233;cid&#233; autrement &#187;. Madame, je ne vous permets pas de prof&#233;rer de telles insinuations &#224; l'encontre de professionnels reconnus de tous. Comme je vous l'avais d&#233;j&#224; dit, la derni&#232;re fois. Vous n'avez pas le droit d'aller voir les gens sur leur lieu de travail pour leur distribuer des tracts politiques et dire ensuite qu'ils font de la politique politicienne, alors qu'ils n'ont pas &#224; en faire sur leur lieu de travail. La politique politicienne, c'est vous qui l'avez faite.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si vous vouliez r&#233;ellement que soit associ&#233;e l'IDSU, que soit associ&#233; le Contrat Ville, il y a des &#233;lus autour de cette table que vous auriez pu contacter au lieu d'associer simplement &#224; votre manifestation le Parti Communiste, le Parti Socialiste, les associations d'extr&#234;me gauche. Il ne me semble pas, en tant que patron de l'UMP de cette ville, avoir re&#231;u la moindre invitation. Il ne me semble pas, en tant que D&#233;put&#233;-Maire de cette ville, avoir re&#231;u la moindre invitation de votre part pour assister &#224; ce colloque. Madame, la seule chose que j'ai re&#231;ue de vous, c'&#233;tait, comme d'habitude, une demande de salle, sans m&#234;me dire ce que vous alliez y organiser. La politique politicienne, c'est vous qui la faites et pas le personnel administratif. Assumez vos responsabilit&#233;s et ne les faites pas porter aux fonctionnaires. Ils ont le droit - ils sont citoyens comme vous - d'avoir leurs id&#233;es. ils les manifestent dans l'isoloir ou dans les urnes, mais en aucun cas sur leur lieu de travail, puisqu'ils sont soumis, j e vous le rappelle, &#224; une obligation de r&#233;serve. Si vous m'avez &#233;crit ou si vous avez &#233;crit &#224; l'UMP ou &#224; I 'UDF , envoyez-moi les doubles de ces courriers, car nous ne les avons pas re&#231;us. En v&#233;rit&#233;, vous vouliez rester entre vous car c'&#233;tait un coup de politique politicienne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;***&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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